Des jeux bien charpentés... | Gorakou - La guilde des joueurs


Des jeux bien charpentés...

Des jeux bien charpentés

Pour la sortie de l’édition relookée de Catane (anciennement colons de Catane) qui célèbre les 15 ans de ce jeu incontournable, un deuxième article consacré aux jeux de société mettant à l’honneur trois jeux au matériel de base commun : la tuile. Ni aux amandes, ni romane, ni malvenue cette tuile là devrait vous offrir de beaux moments de plaisir avec des parties chaque fois renouvelées !

 

La source : Catane

Les Colons de Catane, devenu dans sa nouvelle version Catane tout simplement est un jeu de Klaus Teuber, un des plus grands créateurs de jeux allemands qui a connu un succès planétaire dés sa sortie en 1995 (il s’en serait vendu 15 millions d’exemplaires jusqu’à aujourd’hui). C’est aussi un jeu qui a grandement contribué à faire entrer le jeu de société moderne (à l’allemande) dans nos ludothèques, remplaçant avantageusement nos vieux Monopoly et Puissance 4.

Dans  Catane vous êtes à la tête d’un groupe de Colons qui débarque sur une île paradisiaque regorgeant de ressources naturelles et décide de s’y installer, y construisant routes, chaumières et villes. Seulement voilà, d’autres navires ont accosté en même temps que vous et la concurrence pour la domination de l’île s’annonce impitoyable. En pratique, vous formez au début de chaque partie un plateau de jeu en forme d’île avec des tuiles représentant les différentes ressources naturelles : bois, argile, minerai… puis y disposez vos premières constructions. Les ressources produites au fil des tours, par les différents terrains adjacents à celles-ci, au besoin échangées avec vos adversaires au terme d’âpres négociations vous permettront de vous développer peu à peu et peut être de devenir le premier seigneur de Catane.

Mis à part le caractère aléatoire de la répartition des ressources (aux dés) qui rebutera les plus malchanceux, Catane réunit tous les ingrédients qui font les grands classiques : règles simples, géométrie variable du plateau, stratégie de placement, négociation… Et pour ceux qui trouveraient les parties un peu répétitives après la cinquantième, sachez qu’existent de nombreuses extensions qui enrichissent considérablement le jeu de base.

 
© Filosofia

 

Construire un monde : Carcassonne

Dans Carcassonne, pas de cartes, pas de dés, pas de plateau de jeu. A peine quelques pions et… des tuiles. Comme beaucoup de jeux incontournables le principe de base du jeu est d’une grande simplicité mais offre des possibilités pour ainsi dire infinies : vous allez avec vos adversaires construire en assemblant une à une des tuiles joliment illustrées un petit morceau de paysage médiéval. Celui-ci  comprendra villes, routes et abbayes et prés à perte de vue. Pour ce faire deux règles seulement : poser votre tuile piochée au hasard à côté d’une tuile déjà en jeu et respecter la concordance des tuiles adjacentes (un morceau de ville ne peut donner directement sur un champ, une route ne mène jamais nulle part…). Ensuite ne vous reste plus qu’à placer stratégiquement vos partisans sur ce plateau en constante évolution pour amasser les points de victoire.

Bizarrement, même les joueurs les plus malchanceux se plaignent rarement de la pioche aléatoire des tuiles tant il est rare de ne pas pouvoir faire quelque chose de bien avec la plus mauvaise d’entre elles et tant est grande la poétique fascination qu’exerce sur nous ce monde en construction.

Là aussi pour les amateurs de profondeur stratégique, des extensions ont été développées pour permettre d’augmenter la complexité d’un jeu qui vous procurera autant de plaisir entre joueurs aguerris qu’un dimanche pluvieux en compagnie de vos petits cousins.

 

 

Une « bêle » bête : la Guerre des Moutons

La Guerre des Moutons est le troisième jeu à l’honneur de cet article. Comme dans Carcassonne, il s’agira de poser peu à peu des tuiles sur la table en les associant aux tuiles préalablement jouées. Mais cette fois pas de routes, de villages ou d’abbayes. Seulement des moutons de couleurs différentes, dans des enclos de taille variable. Comment gagner ? Avoir en fin de partie réussit à former l’enclos (de moutons de votre couleur) le plus peuplé. Mais gare au loup qui placé dans une forêt attenante à votre pré de fera qu’une bouchée de vos ovins.

Comparativement à Carcassonne, le principe du jeu s’avère encore plus simple : pas de pions à poser, seulement des choix stratégiques dans le placement de vos tuiles. Mais cette perte apparente de diversité est largement compensée par une délicieuse part de bluff : la couleur de vos moutons est connue de vous seul en début de partie et ne sera révélée qu’au fil du jeu. A vous d’être suffisamment malin pour entraîner vos adversaires sur de fausses pistes, les incitant ainsi à jouer votre jeu et à construire votre enclos à votre place.

A souligner la très belle réalisation graphique de ce jeu facile d’accès, dont de nombreuses variantes de règles sont proposées sur le site du jeu, dont un mode de jeu en solo.


© Lui-Même

 

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